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Comment avoir confiance en son idée, y croire et être sûr qu’elle réussira ?

30 janvier 2013 by Johann

Méthode C.R.E.A.T.

En créativité, nous avons souvent tendance à avoir plein d’idées, plein de projets et on en arrive à ne plus savoir où donner de la tête. Ce déluge d’idées entraine des doutes: sur quoi se lancer en premier ? Par quoi commencer ? Qu’est-ce qui fonctionnera ? Qu’est-ce qui ne fonctionnera pas ?

Ce n’est pas toujours évident de savoir si on doit se lancer à fond dans quelque chose, ou focaliser sur autre chose.
Cette semaine, je parle beaucoup de confiance en soi sur B2Zen, voilà pourquoi j’en profite pour parler de confiance en ses idées et en ses projets.

Voici quelques conseils pour tester vos idées et les évaluer afin de démarrer en toute confiance:

La stratégie séquentielle de l’échec

J’ai dernièrement parlé de la stratégie de l’échec. Cette stratégie consiste à tester une idée en y investissant le minimum d’énergie, d’argent et de temps.

Le problème est que beaucoup de personnes s’investissent corps et âme dans leur projet. Tous leurs espoirs sont fondés dessus, ils y mettent toute leur énergie, leur argent et leur temps. Le résultat est que si ça marche, tant mieux ! Mais si ça échoue, ils perdent tout, et leurs espoirs avec…

Chaque chose que vous entreprenez doit se faire de façon souple. Vous devez accepter l’idée que ça puisse échoure et être prêt à vous réorienter.

Si ça échoue, ne refaite pas la même erreur. C’est bien beau de dire qu’il faut des échecs avant de réussir, mais ça ne doit pas être plusieurs fois le même échec car là il y a un problème. Le but n’est pas de vous obstiner quand ça ne réussit pas, mais de savoir changer d’orientation ou trouver une alternative.

Vous voulez sortir un produit ? Sortez une version minimale (version test, avec les caractéristiques indispensables, c’est-à-dire les plus importantes) et confrontez là à votre clientèle cible. Demandez-leur ce qu’ils en pensent, et suivez leurs recommandations pour améliorer votre produit. Au bout, vous aurez plus de chance de sortir quelque chose que vos clients cherchent plutôt qu’un produit dont personne ne voudra.

Vous voulez écrire un livre ? Écrivez un peu chaque jour, relisez-vous, demandez à des personnes de le lire des extraits avant qu’il ne soit fini pour avoir leur avis, remettez-vous en question et voyez si le projet vous plait vraiment avant d’accélérer la cadence.

Vous voulez créer votre entreprise ? Ne claquez pas tout d’un coup ! Renseignez-vous, étudiez votre projet avec des experts, prenez le temps de confronter différentes idées et valider celle qui semble la plus intéressante, avancer de préférence lentement mais surement.

C’est le principe du Lean Startup (lecture que je vous recommande fortement): tester => améliorer => tester => améliorer…

Souvent, on croit savoir ce que les gens veulent, alors qu’au final nous créons ce que nous voulons. On peut croire qu’une idée est merveilleuse, alors qu’au final nous représentons la seule personne qu’elle éblouit.

Imposez-vous des contraintes de temps et d’argent consacrés pour tester votre idée et la mettre en oeuvre de façon minimale.

Séquencez votre démarche: plutôt que de partir sur un gros projet de 6 mois, partez sur des petits sous-projets de 1 mois ou moins, confrontez-les à votre cible, prenez en compte leurs critiques, adaptez-vous, remettez-vous en question à chaque séquence.

Vous changerez peut-être plusieurs fois de direction chaque mois, vous prendrez peut-être du retard, mais à la fin vous aurez un projet abouti qui est sur de fonctionner.

Si vous foncez tête baissée pendant 6 mois et qu’arrivé au bout vous vous rendez compte que vous étiez à côté de la plaque… bonjour les dégâts !

Pour ne pas être le seul juge de votre idée, il faut la confronter aux autres.

L’avis des autres compte… ou pas !

C’est vrai que je dis souvent qu’il ne faut pas trop écouter les autres, c’est d’ailleurs bien vrai, mais il y a quand même des personnes qui ont raison et qui peuvent vous orienter sur la bonne voie ou tout simplement ouvrir votre champ des possibles.

C’est là qu’il va falloir parler de votre projet à des personnes de confiance (à qui faire confiance ? J’en parle ici…)

Pour cela, il faut dans un premier temps s’adresser aux bonnes personnes:

  • Qui est la personne qui vous donne conseil/vous critique ?
  • Connait-elle le sujet ?
  • A t’elle suffisamment d’expérience pour en juger ?
  • A t’elle réussit dans ce domaine ?

Bien entendu, confrontez votre idées à des gens qui peuvent vraiment juger de sa validité. Vous n’allez pas demander son avis à votre grand mère infirmière retraité si votre prévisionnel financier tient la route !

il va aussi falloir faire la distinction entre les bonnes et les mauvaises critiques:

Une bonne critique est une critique constructive qui vous donne des pistes d’amélioration ou de réorientation.

Une mauvaise critique est peu argumentée et ne vous apporte rien de concret.

Faite bien attention de confronter votre idée à des gens qui peuvent réèllement en juger et à ceux qui peuvent être concerné par votre projet ça vous évitera des pertes de temps inutiles et de faux découragements (ou faux encouragements).

Après, qui dit idées et projets dit part de risque.

Comment gérer les risques ?

Gérer le risque est un exercice délicat. Je l’avais un peu abordé dans l’article anti-excuse en disant qu’il fallait mieux penser en terme de solutions que de problème.

Pour aller plus loin, il est important de mettre sur la balance les risques face aux gains:

  • Quelles sont les risques ? Quel est le pire qui puisse arriver ?
  • Quels sont les gains ? Quel est le meilleur qui puisse arriver ?
  • Qu’est-ce qui pèse le plus: le pire ? ou le meilleur ?
  • Quelles sont les chances que le pire arrive ?  que le meilleur arrive ?
  • Comment provoquer le meilleur et diminuer le pire ?

Voici des questions qu’il faut vous poser. Vous pouvez tout poser sur papier ou utiliser la matrice des risques.

Si vous pouvez éviter et diminuer les risques et que les gains en valent la peine, foncez ! Dans le cas inverse revoyez votre projet ou passez à un autre.

En gros il est important que vous avanciez par petit pas, que vous puissiez tester vos idées sans pour autant y mettre tous vos espoirs.

Vous gardez ce qui fonctionne et vous le développez, et vous supprimez ce qui ne fonctionne pas. Ainsi vous avancez sereinement, les petits échecs vous instruisent, les petites victoires vous boost…

En gagnant des petites batailles vous gagnerez la guerre !

Le A de la méthode C.R.E.A.T. correspond justement à l’analyse et donc à la prise de décision, à la gestion des risques, à la gestion des problèmes, aux choix et aux évaluations des idées et projets. Je vous fournis de nombreux outils d’analyse pour savoir vous orienter et focaliser sur les idées qui peuvent vous rapporter gros. Tout est expliqué ici…



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